Dans les années soixante dix, une loi a imposé la nécessité de recourir à un architecte pour toute construction dont la surface hors œuvre net, est supérieure à 171,00 m².
Aussi incroyable que cela puisse paraître, il a donc été décidé par cette loi qu’un nombre important de bâtiments plus petits ne relevaient pas de l’architecture.
Aujourd’hui, il est triste de constater, que le paysage urbain et rural est complètement dénaturé. Des lotissements, par exemple, ont émergé et dénaturé l’ensemble des périphéries urbaines.
Au bas mot, ce qui faisait la spécificité et le charme de nos villages et villes n’existe plus à cause d’un simple texte.
La raison qui a motivé la création de cette loi n’a pas d’importance. Ce qui compte c’est le résultat.

Depuis 10 ans, je me bats contre cette théorie. Je revendique le droit d’habiter ou de travailler dans un bâtiment qui se doit d’être de l’Architecture. A cela, je me dois donc de répondre pour chaque mission, à quatre points précis :

- L’Architecture se doit de raconter une histoire : correspondre au plus près à ses occupants (leur personnalité, mode de vie...) ; s’intégrer de façon juste à son environnement (le paysage, l’orientation...)...

- L’Architecture se doit d’être un spectacle quotidien : la notion d’habiter ne se résume pas au simple fait de poser des meubles dans une succession de pièces. Mettre en scène l’espace architectural, c’est partager, se détendre, regarder...

- L’Architecture se doit de ne pas être polluante : dans son mode constructif, dans son besoin énergétique, en résumé, être écologique.

- L’Architecture se doit de respecter l’enveloppe financière imposée.

Avoir recours à un Architecte n’est donc pas anodin.